La visualisation : intérêts & limites

La visualisation et l’imagerie sont deux techniques classiques de la préparation mentale. Si eelles sont souvent utilisées indistinctement la littérature semble s’accorder sur la différenciation suivante : dans la visualisation on « impose » des images précises quand l’imagerie cherche à faire émerger des  représentations qui appartiennent à l’inconscient du sujet. Elle s’appuie sur un fondement simple que le cerveau ne fait pas la différence entre une représentation de la réalité et la réalité.

 

La littérature des 30 dernières années semble donc unanime sur l’utilité de la visualisation dans le  domaine du sport et que, les experts comme les novices, peuvent en bénéficier. Enfin il me parait important, de citer le « modèle intégratif » (Construction of the motor imagery integrative model in sport) de Guillot et Collet (2008) qui précise et complète les recherches précédentes (PETTLEP model de Holmes & Collins 2001…) en proposant 4 domaines d’utilisation de la visualisation :

  • L’apprentissage moteur et la performance
  • La motivation, confiance en soi et anxiété
  • La résolution de problèmes et stratégies
  • La réhabilitation des blessures

A elle seule cette étude montre bien, de mon point de vue, le succès de la visualisation dans le  domaine du sport et son ouverture plus large à d’autres univers (scientifique, médical, monde du  travail…)

Toutefois si la visualisation mentale présente de nombreux avantages elle comporte aussi quelques  limites à prendre en compte comme :

  • Pas de remplacement de la réalité : elle ne remplace pas la pratique réelle (entrainement,  compétition). Elle peut améliorer les performances existantes mais pas développer des  compétences à partir de zéro.
  • Pas de garantie de succès et inefficacité sans action concrète : même si elle peut améliorer la performance la visualisation seule ne suffit pas. La réalité peut différer des images mentales et des applications pratiques sont indispensables.
  • Difficulté de contrôler ses émotions : la visualisation peut aider à en contrôler certaines mais d’autres émotions inattendues peuvent surgir en situation réelle.
  • Diversité des réactions : les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre. Certaines peuvent trouver cette technique très efficace quand d’autres n’en tirent pas avantages.
  • Prédisposition négative peut générer un effet inverse

En résumé, la visualisation mentale, dissociée ou associée, peut être un outil puissant pour améliorer la performance, la confiance et la gestion du stress. Cependant elle doit être mise en place utilisée avec une préparation appropriée et des actions concrètes. Elle peut agir sur le développement physique, technique comme psychologique. Dans un monde où la performance et le succès peut se mesurer en secondes, elle peut apporter la petite marge de progression, de différenciation parmi des athlètes ayant déjà accès à toutes les techniques d’entrainement !

Prendre un rendez-vous découverte