La préparation mentale : définition personnelle
Une définition de référence
Au premier abord, établir sa propre définition de la préparation mentale me parait assez complexe pour plusieurs raisons:
- Il en existe déjà bon nombre, plus ou moins détaillées et qui se complètent…
- Elles influencent forcément notre propre perception et définition
- La définition d’aujourd’hui ne sera certainement pas celle de demain
Assez classiquement, je me retrouve beaucoup dans la définition de Fournier (1998) qui la définit comme:
« Le fait de développer des habilités mentales , cognitives dont le but principal est d’optimiser la performance personnelle tout en promouvant le plaisir de la pratique et en favorisant l’atteinte de l’autonomie. »
PRÉPARATION MENTALE VS PRÉPARATION PSYCHOLOGIQUE
En m’appuyant sur celle-ci, je souhaite amener les remarques suivantes censées préciser ma définition. Il me parait exister un lien fort et une différence entre préparation mentale et préparation psychologique :
La préparation mentale implique l’utilisation régulière d’outils et techniques à appliquer à l’entrainement comme en compétition. Elle agit directement pour la performance.
Inséparable, la préparation psychologique est censée créer, en amont, un contexte favorable à un investissement sportif efficace elle agit donc plus largement autour de la performance.
UN DÉVELOPPEMENT PERSONNEL
On peut imaginer plus largement un impact sur un développement plus personnel : du « mieux-être » au « savoir-être », au delà de l’activité sportive.
La contribution par l’exemple et l’influence sur la performance ou le développement des autres (camarades de sport, entourage familiale, entourage amicale…) joue aussi un rôle prépondérant. Ce qui est déjà le cas pour des athlètes connus qui ont une influence notable sur les fans, leur rêve, leur motivation !
PLAISIR & MOTIVATION
La notion de plaisir peut être variable selon les sportifs. Pour certains la motivation (objectifs, résultats...) peut prendre le pas sur le plaisir. Pour ma part, c’est un pré-requis qui facilite la motivation, favorise la longévité sans parler plus largement encore une fois, de bien-être.
L’atteinte de l’autonomie est un point de vigilance majeur : sans aller jusqu’à l’effet « gourou » présent parfois dans l’accompagnement sportif, le risque de dépendance, même moindre, au coach mental existe.
D’autre part si la préparation mentale trouve ses origines et encore majoritairement sa présence dans le haut niveau du sport, je défends surtout l’idée, reprise dans la modélisation, dans le choix de la visualisation comme dans le cas pratique, d’un élargissement maximum de celle-ci convaincu des apports bénéfiques jusque dans la construction des pré-ados.
On peut penser, malgré pas mal de retard et une certaine lenteur, que c’est en bonne voie jusqu’aux pôles espoirs des fédérations comme dans le monde de l’entreprise de plus en plus attiré par l’expérience du milieu sportif. Je suis, pour ma part, partisan d’une mise en place adaptée et relayée par les entraineurs d’une sensibilisation au niveau des clubs de sports.
Et à terme, rêvons un peu, à une entrée de la préparation mentale au sein de l’enseignement du sport de l’éducation nationale…
