Et si on prenait une pause ?

Article co-rédigé avec Marianne.

Pas de temps, peu de disponibilité entre tâches quotidiennes, réunions et projets multiples plus urgents les uns que les autres ! Cela s’apparente à un cri d’alarme…

  • 50% des salariés disent travailler constamment en mode crise : multiplication des urgences, demande de dernière minute, délais compressés, défaut d’anticipation…
  • 40% affirment ne pas pouvoir faire tout le travail demandé

Le temps est un enjeu majeur aujourd’hui probablement supérieur à l’argent !

Et si on faisait une pause ? Ce serait du temps perdu ou gagné ?

De nombreuses études en recherche neurologique démontrent que dans un cerveau dit « au repos » il existe une activité cérébrale spontanée. Les neuropsychologues nomment cela le réseau du mode par défaut. Il est aujourd’hui prouvé que ce réseau par défaut est un puissant moteur de créativité.

« En effet, il invite spontanément l’esprit, non sollicité par des stimuli extérieurs, à vagabonder dans une libre introspection, non dirigée. Les pensées s’éparpillent, et visitent dans le désordre, tout à la fois, des souvenirs, des projections vers l’avenir, des rêves éveillés. « C’est cette synthèse de pensées qui permet d’aboutir à des productions créatives, imaginatives et à des décisions qui n’étaient pas forcément attendues » insiste Francis Eustache, neuropsychologue, directeur du laboratoire Inserm Neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine. »

En bref, grâce à ce réseau par défaut, chaque être humain est un puits de créativité, même sans le vouloir et sans agir ! dixit Francis Eustache.

Nous constatons, des parents parfois impuissants face à l’omni-sollicitations du cerveau de leurs enfants gavés d’écran dont les activités à la vacuité abyssale agissent comme l’addiction au sucre. Sous le prétexte fallacieux de nourrir le cerveau de ces chères têtes blondes, l’atrophie et le transforme en raisin sec. Ceci est un autre sujet.

Cependant il ne s’agit pas de regarder la paille dans l’œil de l’autre et d’oublier la poutre dans le nôtre.

Volontairement ou involontairement nous alimentons notre propre suractivité en oubliant que faire une pause, un silence dans le brouhaha du quotidien permet de respirer au sens propre du terme, permet de prendre du recul, permet à notre cerveau de redevenir objectif et prendre de meilleures décisions. Permet à notre créativité de s’exprimer ; permet c’est à dire autorise, vous autorise à reprendre en main les choses et peut-être votre avenir.

Faites une pause et comme en musique cela redonnera du rythme à votre vie.

 

L’envie, la nécessité d’une pause s’apprécie par rapport à plusieurs charges de travail :

  • La charge prescrite est ce qu’attend l’entreprise en théorie comme en pratique sans intégrer les difficultés, obstacles, retards, réunions …
  • La charge vécue est celle ressentie par l’individu dans l’exécution de celle-ci.
  • La charge réelle correspond souvent à la combinaison des deux (charge prescrite + charge vécue)

Elle peut être appréciée soit positivement en rimant avec épanouissement, soit négativement en favorisant le doute, la démotivation, l’isolement jusqu’à la souffrance.

Aujourd’hui les ergonomes, médecins, ingénieurs disposent d’outils pour mesurer les efforts physiques au travail mais pas la charge mentale au travail !

Plusieurs définitions s’entendent ! Retenons, au plus simple, qu’elle exprime la quantité d’informations à traiter, de décisions à prendre, de tâches à accomplir quotidiennement.

Nous sommes tous concernés avec chacun notre limite pour ne pas tomber dans une surcharge mentale sachant que le vite est souvent l’ennemi du bien.

Hésiter, repousser, remplacer une urgence par une autre plus récente peut favoriser  la procrastination.

Etre ou se sentir sous l’eau c’est risquer de perdre sa disponibilité pour soi même mais aussi pour les autres, sa capacité à déléguer.

Dans un souci d’objectivité il s’agit également de ne pas confondre être occupé et être productif !

 

Le sportif, quel que soit son niveau, intègre parfaitement la nécessité de s’entrainer techniquement et physiquement.

Convaincre de mettre l’entrainement mental au même niveau est déjà un premier challenge censé pourtant l’amener à prendre en compte comme à progresser dans l’auto évaluation quotidienne de son état physique et mental.

Mais il s’agit surtout de l’amener à considérer aussi que la récupération (ou pause) fait partie intégrante du programme d’entrainement.

Le monde de l’entreprise est-il si différent dans sa quête de la performance ?

Pour vous comme pour les équipes, la pause ne devrait-elle pas figurer dans le temps de travail ?

Loin de ralentir la productivité, n’aiderait-t-elle pas, bien au contraire, à la préserver ?

Le mieux être au travail peut bien-sûr être favorisé de plusieurs façons comme des aménagements de l’environnement avec  plantes, balcon avec salon, salle de gym, baby foot.

Le vrai problème ou plutôt la vraie solution ne se trouve t elle pas ailleurs dans l’emploi du temps quotidien ?

 

Absence de pause ou pause courte sans réelle coupure, repas déséquilibrés avalés sur le pouce en quelques minutes devant l’écran …

Le droit à la décompression n’est pas réservé au télétravail et il faut déculpabiliser de se déconnecter temporairement !

La notion de pause au travail peut être multiple :

  • RALENTIR, se poser seul ou en groupe pour s’aligner c’est faire une pause “priorité”. Définir le sujet urgent, important, le temps à y consacrer, les participants, leur rôle : on prend le temps de la réflexion en  se projetant, seul ou en équipe, avec recul et hauteur.
  • ARRÊTER pour se reposer, se relaxer et recharger les batteries avec une pause “détente ” pour prévenir individuellement ou collectivement le trop plein !
  • S’ACTIVER physiquement pour éliminer les tensions du corps et de l’esprit. Aider à diminuer l’impact du stress à répétition : preuve scientifique à l’appui, quelques secondes de stress intense nécessite plusieurs heures pour l’évacuer.

A chacun ses pauses donc et, si vous n’avez pas de ressources en interne, de nombreuses solutions externes sont à disposition des ressources humaines pour apporter , individuellement comme collectivement , relaxation ,détente ou activation .

Il en va de la santé et même de la sécurité psychologique qui n’est pas réservée aux seuls médecins.

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Absenthéisme au sein des équipes de paie : le coaching, une solution pour amplifier des actions classiques

Article co-rédigé avec Marianne.

Avez-vous pensé au coaching pour amplifier l’effet des actions classiques au sein des services paie pour prévenir l’absentéisme ?

En effet, de nombreuses études alertent quant à l’état de santé des salariés français.

Ainsi, selon le baromètre d’Empreinte Humaine & Opinion Way, plus de 2,5 millions de salariés seraient en burn-out sévère (environ 10% des salariés). Selon un baromètre Malakoff Humanis, plus de 4 salariés sur 10 se sont vus prescrire un arrêt maladie cette année.

Enfin, selon une étude Capterra de 2022, 81% des entreprises n’ont mis en place aucun dispositif spécial pour prévenir les problèmes de santé mentale ou les guérir…

Ces chiffres sont inquiétants. En premier lieu pour les salariés, évidemment, mais également pour la pérennité des entreprises. Vous le savez, l’absentéisme engendre désorganisation. Il a, par ailleurs, souvent des incidences négatives sur l’image des entreprises en interne et en externe.

 

Et, s’il y a bien un service qui rencontre des difficultés, et pourtant sans lequel une entreprise ne peut plus avancer, c’est le service paie !

Le service paie est au cœur du réacteur de l’entreprise et a un rôle stratégique. Que feraient les entreprises sans équipe paie ou avec une équipe défaillante ? des DSN erronées, des salaires non versés ou mal versés…

Nous l’avons vu pendant le COVID. Des équipes présentes malgré tout. Des équipes paie investies coûte que coûte. Ces équipes paie dont le rôle n’est pas d’appuyer sur un bouton !

Nous avons pu observer très rapidement la réaction des entreprises pour éviter le pire : écriture des process, rédaction des livres blanc, mise en place d’audits organisationnels, recours à l’externalisation…

Ces actions sont importantes, nécessaires et incontournables. Mais est-ce suffisant ? Les chiffres des différents baromètres semblent démontrer le contraire. Le risque d’avoir des équipes paie en burn out est majeur.

Ce mot est utilisé dans beaucoup de domaines jusqu’à la confusion.

En réalité, il peut se résumer de manière simple à  « l’accompagnement fondé sur un dialogue permettant de trouver les solutions adaptées… »

Il peut être confondu avec différentes disciplines.

C’est le cas avec le conseil, la formation, censés enrichir le savoir faire.

Mais c’est également le cas avec le suivi psychologique relevant du médical voire de la pathologie.

Dans une forme de position intermédiaire le coaching s’attache à faire évoluer le savoir être de la personne ou du collectif par ses propres ressources. A ce titre, il peut être complémentaire des actions citées plus haut.

Le coaching ne se résume pas à une simple conversation « entre amis ». Il constitue bien un travail pendant les séances. Et ce travail se poursuit souvent en dehors !

Il est mis en œuvre dans un cadre précis, partagé.

Il nécessite, au delà de la compétence du coach, une réelle motivation de la personne, de l’équipe comme du management.

S’il n’est pas une réponse miracle à beaucoup de problèmes tel que l’absentéisme, il peut venir compléter des mesures plus techniques en agissant de manière personnalisée, sur la perception, le positionnement et les comportements.

Il peut ainsi aider l’organisation, le management comme les collaborateurs(trices), à identifier, exprimer, prendre en compte et si possible prévenir les maux de l’entreprise.

Enfin il peut être utile d’évoquer aussi l’approche comme les outils issus de la préparation mentale comme une passerelle entre le monde du sport et celui de l’entreprise. La performance dans le plaisir comme une recherche d’idéal, utopique penseront certains, pour ces 2 mondes…

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Cas pratique : sensibilisation des 8-12 ans à la préparation mentale

Si, pour le haut niveau mondial comme français, la préparation mentale semble désormais acquise, au sens de la reconnaissance par tous de son intérêt et même si beaucoup reste à faire avec  l’amélioration des connaissances du cerveau, le « sport ado » serait-il ignoré par cette tendance ? 
On trouve relativement peu d’étude en français comme en anglais. J’en veux pour preuves et exemples : une ligue régionale de tennis vient seulement de former son 1er entraineur à la préparation mentale et une de golf se partage les services d’un préparateur mental avec d’autres sports. Nul besoin d’aller chercher d’autres exemples dans d’autres régions…  

Le monde sportif des ados (13 /18 ans) et surtout des pré ados (9 / 12 ans) semble même faire « peur » à beaucoup de préparateurs mentaux préférant donner priorité à l’accompagnement des adultes. On peut le comprendre entre la gestion souvent compliquée de parents impliqués parfois à l’excès jusqu’au transfert sur leur progéniture de la carrière espérée, un discernement en devenir, les aléas d’une personnalité en construction, rendent le « retour sur investissement » (temps passé vs progrès) aléatoire.  

La préparation mentale semble donc descendre, lentement mais sûrement, du haut niveau vers les étages du sport semi pro puis amateur puis espoir avant d’espérer peut être un jour toucher les enfants en milieu scolaire… 

Dans le prolongement de la modélisation présentée plus haut je me demande si nous ne devrions pas pourtant en faire une priorité 

« Ce que l’enfant est en mesure de faire aujourd’hui en collaboration,
il saura le faire tout seul demain »
 – L. Vigotskyi

 

En s’appuyant sur la zone proximale de développement de L. Vigotskyi comment ne pas imaginer  l’apport des outils de la préparation mentale face aux défis de cette tranche d’âge et ce, bien au delà des bienfaits reconnus de l’activité physique, dans la construction de personnalité ?

Confiance en soi, difficulté à se concentrer, gestion du stress, apprendre à se comparer aux autres sans frustration ni jalousie, indépendance de jugement face aux adultes sont autant de thèmes parmi d’autres, qui rentrent, me semble t-il, dans le champ de compétence de la préparation mentale. L’activité sportive serait donc, dans ce cas, comme le ticket d’entrée ou le vecteur vers un objectif  extra sportif plus large. Cette sensibilisation initiale et, rêvons un peu, devenant un apprentissage  régulier, serviraient à terme celles et ceux qui perceront plus tard dans leur sport mais aussi et  surtout une grande majorité d’entre eux.

Ce qui peut se résumer à : « Avant d’en faire des champions de leur sport, aidons-les à être champion de leur vie. »

C’est bien cette perspective qui m’a donné l’idée, l’envie de ce test de sensibilisation auprès des  moins de 12 ans comme une première étape pour juger de l’intérêt ou non d’aller plus loin…

 

Tester et évaluer, sous forme ludique, la receptabilité d’enfants de moins de 12 ans à 2 outils de base de la préparation mentale : respiration 5/5 & visualisation.

 

À l’origine du projet, j’ai obtenu préalablement la validation des entraineurs, des parents comme des enfants.

 

Groupes de stagiaires d’été de tennis, entre majoritairement 8 à 12 ans, et différents chaque semaine (sauf quelques rares exceptions qui restent 2 semaines).

Précision utile : il s’agit très majoritairement d’enfants de CSP+.

 

 

6 semaines du 10 juillet au 18 août 2023 sur les deux endroits.

 

2 ateliers d’initiation : respiration & visualisation
Chaque groupe fait les 2 ateliers :
– Lundi et mercredi à Veules
– Mardi et vendredi à Varengeville

Objectif : 10/15 minutes maximum par atelier après l’heure de tennis
Evaluation : questions orales et observations consignées dans la fiche d’évaluation au cours et à  l’issue de chaque atelier.
Avec les premiers retours des adaptations pourront être effectuées.

  • Présentation courte aux accompagnants en début de stage : dans le cadre d’un mémoire de formation préparation mentale.
  • Accord verbal des parents accompagnants invités à assister s’ils le souhaitent et l’accord verbal des  enfants.
  • Public en demi cercle face à l’animateur dans un endroit calme, ouvert (pelouse ou salle à proximité) et visible de l’extérieur (précaution du travail avec mineurs).
  • Utiliser des mots simples et beaucoup d’inter activité, bien insister sur le côté ludique pour capter l’attention

C’est quoi le mental ? De quoi avez vous besoin pour jouer au tennis ? Bras, jambes, têtes ?
C’est quoi le stress? … 

Introduire l’atelier respiration : Qui sait respirer ? C’est quoi la respiration ? On respire avec quoi ? C’est quoi l’essoufflement ?

Exercice 1 : Expiration par la bouche / Inspiration par le nez, par la bouche, bouche & nez.
Retours de sensation ? C’est quoi le stress ? Ça provoque quoi ?

Exercice 2 : Initiation à la cohérence cardiaque 5/5 se concentrer sur la respiration.
Retour de sensation ? Questions ?

 

Rappel / Evaluation : qu’avez vous retenu de l’atelier 1 ?

Visualisation ça veut dire quoi ? Ça sert à quoi (stress, se remettre dans du positif, du confort…)
Qui aime le chocolat ? Qui connait la couleur ? Qui connait le goût du chocolat ?

Exercice 1 : conditions de visualisation
Focus sur la respiration confortable / fermeture des yeux / bruits autour / voix

Exercice 2 : imaginez une tablette de chocolat…, les carrés, la couleur, l’emballage ou pas, puis  imaginez le goût…
Retour de sensation ? Questions ?

 

12 ateliers respiration & 11 ateliers visualisation* entre le 10 juillet et le 24 août sur les tennis de  Veules les Roses et Varengeville.
*Un atelier visualisation n’a pu se faire, la pluie ayant annulé le cours.

Un grand merci aux BE (Matthieu , Dorian et Logan) et à tous les enfants acteurs ! 

ÂgeFillesGarçon
7 ans20
8 ans412
9 ans514
10 ans712
11 ans815
12 ans911
13 ans35
Sous total3869
% 8-12 ans87%93%
TOTAL = 107
Population cible 8 à 12 ans (+ 8 de 13 + 2 de 7)

La démarche a été accueillie très favorablement par les parents / accompagnants avec aucun refus. Une large majorité a approuvé l’initiative, étant eux même adeptes de relaxation, yoga…
Les autres étant à minima curieux de cette approche pour les enfants.

Les enfants ont également bien accueilli la participation aux ateliers, rassurés par l’accord des parents / accompagnants et encouragés par les coachs.

Sur l’ensemble des enfants contactés seulement 4 (non comptabilisés ci-dessus) n’ont pas souhaité  suivre les ateliers (3,6%) : tous les 4 avaient entre 8 et 9 ans.

18% seulement ont cité la tête comme utile à la pratique du tennis après la raquette, la balle, le terrain la main, le bras, les jambes…

76% disent avoir déjà connu une situation de stress seul et sans influence extérieure : sportive, liée à l’école (rentrée scolaire, évaluation) ou au retard avec un transport.

NDLA : Compte tenu des âges, des différences de discernement et malgré des questions simples le  plus neutre possible, les ressentis exprimés peuvent avoir subis des influences telles que :
effet de  groupe, ami(e) à côté, faire plaisir à l’animateur, référence familiale… 

94% estiment savoir respirer et 26% évoquent une difficulté dans l’effort.

  • Difficulté à expirer par la bouche : 7%
  • Difficulté à inspirer par la bouche : 0%
  • Difficulté à expirer par le nez : 32%
  • Difficulté à inspirer par le nez : 58% 

Combinaison expiration par la bouche et inspiration par le nez à leur rythme est ressenti comme  plutôt confortable pour 82%.

Pour 86% d’entre eux, le fait de fermer les yeux et de se concentrer sur la respiration est plus  efficace que les yeux ouverts.

22% font référence à leurs parents pour associer respiration à relaxation mais aucun n’a mentionné la notion de cohérence cardiaque ou respiration 5/5.

La mise en oeuvre de celle-ci, même avec les yeux fermés, a été jugée compliquée pour 71% sur  l’inspiration par le nez en 5 secondes particulièrement pour les plus jeunes. Les filles se montrant  plus concentrées et plus à l’aise que les garçons à 80%.

Cela dit, 88% de l’ensemble des enfants ont trouvé l’exercice plutôt relaxant et agréable.

 

Aucun des enfants n’a mentionné connaitre la visualisation.

Pour 65% la mise en condition (respiration confort, yeux fermés, sons autour…) a semblé plus facile après l’atelier 1.

  • Sur la visualisation de la tablette :
    • 75% disent l’avoir vue en continu
    • 19% en discontinu
    • 6% ne pas réussir
  • Sur la visualisation de la couleur (noir, marron, blanc) :
    • 84% disent l’avoir vue
    • 16% pas du  tout
  • Sur le goût :
    • 43% disent l’avoir eu en continu
    • 14% par intermittence
    • 43% pas du tout

Il est délicat de tirer des conclusions précises sur un échantillonnage limité et si peu de séances mais je retiens de cet exercice :

  • L’intérêt des entraineurs et des parents / accompagnants unanimement curieux et réceptifs à l’expérimentation.
  • Dans une grande majorité, les enfants ont également joué le jeu, se sont pris au jeu (partage avec les parents à l’issue, motivation pour le second atelier, participation aux réponses…)
  • Le format simple, court et ludique correspond bien aux attentes de ce public à la capacité  d’attention inégale : seuls deux binômes de garçons de 12 ans ou plus ont eu un peu de mal à se concentrer pendant les ateliers alors que les filles, tout âge confondu, ont unanimement fait preuve d’attention.
  • L’ajout de visuels drôles durant les séances pourrait améliorer encore l’attention des enfants.

Pour rappel il s’agissait bien d’une première étape de sensibilisation pour se convaincre d’envisager  un plan d’actions plus ambitieux autour des enfants.  

NDLA : il est essentiel et même vital d’entrainer l’adhésion d’une partie des enseignants de clubs et si possible à terme de l’éducation nationale pour relayer, diffuser, démultiplier la sensibilisation auprès du jeune public. Les premiers échanges autour de ce projet avec ces entraineurs et enseignants sont encourageants par l’intérêt qu’ils semblent porter à l’entrée de la préparation mentale dans leur milieu. 

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La visualisation : intérêts & limites

La visualisation et l’imagerie sont deux techniques classiques de la préparation mentale. Si eelles sont souvent utilisées indistinctement la littérature semble s’accorder sur la différenciation suivante : dans la visualisation on « impose » des images précises quand l’imagerie cherche à faire émerger des  représentations qui appartiennent à l’inconscient du sujet. Elle s’appuie sur un fondement simple que le cerveau ne fait pas la différence entre une représentation de la réalité et la réalité.

 

La littérature des 30 dernières années semble donc unanime sur l’utilité de la visualisation dans le  domaine du sport et que, les experts comme les novices, peuvent en bénéficier. Enfin il me parait important, de citer le « modèle intégratif » (Construction of the motor imagery integrative model in sport) de Guillot et Collet (2008) qui précise et complète les recherches précédentes (PETTLEP model de Holmes & Collins 2001…) en proposant 4 domaines d’utilisation de la visualisation :

  • L’apprentissage moteur et la performance
  • La motivation, confiance en soi et anxiété
  • La résolution de problèmes et stratégies
  • La réhabilitation des blessures

A elle seule cette étude montre bien, de mon point de vue, le succès de la visualisation dans le  domaine du sport et son ouverture plus large à d’autres univers (scientifique, médical, monde du  travail…)

Toutefois si la visualisation mentale présente de nombreux avantages elle comporte aussi quelques  limites à prendre en compte comme :

  • Pas de remplacement de la réalité : elle ne remplace pas la pratique réelle (entrainement,  compétition). Elle peut améliorer les performances existantes mais pas développer des  compétences à partir de zéro.
  • Pas de garantie de succès et inefficacité sans action concrète : même si elle peut améliorer la performance la visualisation seule ne suffit pas. La réalité peut différer des images mentales et des applications pratiques sont indispensables.
  • Difficulté de contrôler ses émotions : la visualisation peut aider à en contrôler certaines mais d’autres émotions inattendues peuvent surgir en situation réelle.
  • Diversité des réactions : les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre. Certaines peuvent trouver cette technique très efficace quand d’autres n’en tirent pas avantages.
  • Prédisposition négative peut générer un effet inverse

En résumé, la visualisation mentale, dissociée ou associée, peut être un outil puissant pour améliorer la performance, la confiance et la gestion du stress. Cependant elle doit être mise en place utilisée avec une préparation appropriée et des actions concrètes. Elle peut agir sur le développement physique, technique comme psychologique. Dans un monde où la performance et le succès peut se mesurer en secondes, elle peut apporter la petite marge de progression, de différenciation parmi des athlètes ayant déjà accès à toutes les techniques d’entrainement !

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Les techniques d’entraînement

Il n’y a pas de progrès ni de performance sans l’activation des techniques d’entrainements à disposition des athlètes ou non sportifs. Elles interagissent également en fournissant une liste d’outils parmi, lesquels, coaché et coach, trouveront les plus adaptés à la singularité de la situation de chacun.

En référence à G. Missoum, la classification distingue les techniques :

Elles aident à prendre ou développer la conscience de son corps.
La respiration, pour ne pas dire les, est surement la technique la plus utilisée dans le monde sportif  comme dans celui du travail alors qu’elle n’est même pas enseignée dans le cursus scolaire.
Le sauna et les massages sont également des techniques de cette famille.

 

Elle agit également sur la conscience du corps et le relâchement physique et mental. Elle est aussi un préalable pour combiner une autre technique comme la visualisation. Un des outils les plus vulgarisée à travers la pratique en pleine expansion du yoga. Dans le milieu sportif, la méthode Jacobson est également très utilisée par sa relative facilité à mettre en oeuvre et sa progressivité. Il existe aussi le training autogène de Schultz, la méthode Benson ou la méditation.

 

Elle visent à remplacer les idées négatives et comportements inadaptées par des pensées et réaction  adéquates. Telle que la fixation d’objectifs (résultat, processus, performance) mais aussi les méthodes assertives ou cognitives (inter actions entre pensées, émotions et comportements).

 

Comme le biofeedback qui stimule la prise de conscience des réactions physiologiques par l’individu en reliant le corps et l’esprit.  

 

La sophrologie et l’hypnose positionnent l’individu dans un état mental différent de l’état de conscience ordinaire censé ouvrir le champ des possibles

 

Elle permet de déterminer des objectifs et de les réaliser en se fixant sur le succès de manière  consciente contrairement à l’hypnose (inconscient). C’est, par exemple et de façon imagée, la possibilité de faire bouger l’individu vers le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide. 

 

Quelle soit associé (acteur) ou dissocié (spectateur), la visualisation mentale une technique déjà implantée dans la préparation mentale des sportifs et sûrement appelée à se développer bien au delà. Même s’il existe des différences sur la capacité de mise en oeuvre (QCVM de Bump 1989) cette  technique offre beaucoup d’avantages:

  • la relative simplicité de mise en oeuvre  
  • la capacité grandissante de mise en oeuvre avec l’entrainement  
  • des applications très larges et variées comme aide à la résolution (gestion du stress, images  positives, effet dynamisant…)

 

pense bête : entrainer son mental

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